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Les prochains cafés-philo …


THÈME
DATE
PRÉSENTATION



Le travail va-t-il disparaître ?
à déterminer
Pierre-Jean Dessertine

Le café-philo d'Apt ne pourra plus se réunir au Restaurant de La Tour de l'Ho. Il recherche un lieu d'accueil sur Apt.

Ce peut être un autre établissement bar-restaurant, ou aussi un espace dans un établissement public s'il permet d'apporter une collation à consommer sur place dans le respect des lieux.

Email :
cafephilo.apt@gmail.com


Suite du café-philo "Pour une spiritualité agnostique ?"


Lien vers le texte de l'intervention
https://drive.google.com/file/d/0B7G7GnSPn3J4Ny1WMXVyakthMEU/view?usp=sharing


Références bibliographiques
André Comte-Sponville : L'esprit de l'athéisme : Introduction à une spiritualité sans Dieu - Albin Michel 2006
Luc Ferry : L'Homme-Dieu ou le sens de la vie - Livre de Poche 1997
Luc Ferry : La révolution de l'amour : pour une spiritualité laïque - Plon 2010
J. Paul Sartre : L'existentialisme est un humanisme - 1945
http://www.sandamaso.es/uploaded_files/2_sartre_lexistentialisme_est_un_humanisme.pdf

22/05/2015 Pour une spiritualité agnostique ?

Spiritualité laïque, spiritualité athée, spiritualité sans Dieu, spiritualité agnostique, … la multiplicité des approches montre bien qu’il n’est pas simple d’aborder cette question.

Parmi les nombreux philosophes et penseurs qui s’y sont risqués récemment, André Comte Sponville a été remarqué pour son livre : L'Esprit de l'athéisme : Introduction à une spiritualité sans Dieu, Albin Michel, 2006

Ecoutons son introduction :
« Retour de la spiritualité ? On ne pourrait que s’en féliciter. Retour de la foi ? Ce ne serait pas un problème. Mais le dogmatisme revient avec, trop souvent, et l’obscurantisme, et l’intégrisme, et le fanatisme parfois. On aurait tort de leur abandonner le terrain. Le combat pour les Lumières continue, il a rarement été aussi urgent, et c’est un combat pour la liberté.

Un combat contre la religion ? Ce serait se tromper d’adversaire. Mais pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d’incroyance. L'esprit n’appartient à personne. La liberté non plus. »

Nous commencerons donc avec André Comte Sponville à nous poser trois questions :
- Peut-on se passer de religion ?
- Dieu existe-t-il ?
- Quelle spiritualité pour les athées ?

Mais Si Dieu n’est plus l’alpha et l’Omega de notre spiritualité, sur quelles valeurs la refonder ? Serait-ce l’Homme qui deviendrait le nouvel absolu ?

Nous tenterons donc avec Comte Sponville, mais aussi  Luc Ferry et Jean-Paul Sartre d’explorer quelques pistes permettant de reconstruire une spiritualité et un humanisme sans référence à Dieu.

Martin Videcoq

16/01/2015 Les animaux et nous

Le rapport contemporain de l’homme à l’animal est caractérisé :
·      par une extrême violence : destruction massive de populations, élimination d’espèces, utilisation comme matière première industrielle ;
·      par la raréfaction de la relation : nous vivons de plus en plus avec des objets et de moins en moins avec des animaux ;
·      par une candeur idéaliste de sa représentation : dans la culture contemporaine il est volontiers représenté comme un quasi semblable, dont nous sépareraient de simples problèmes de communication.

Pourtant il suffit de nous retourner vers notre mémoire collective pour savoir que l'animal a toujours été – jusqu'au dernier siècle - très proche de l'homme.

Alors pourquoi sommes-nous si indifférents face à l'effacement de l'animal dans notre environnement ?

Aimons-nous vraiment les animaux comme nous le proclamons si volontiers ?

Pourquoi leur faisons-nous si peu de place dans nos projets d'avenir ?

L’animal serait-il destiné à ne devenir qu’un facteur contribuant au pittoresque de notre environnement, mais dont on pourrait se passer, quitte à aller le visiter dans un parc ?

Ne serait-il pas essentiel à notre humanité ? Et en quel sens ?

Débat introduit par Pierre Jean Dessertine

20/02/2015 : La Dignité


Cette notion qui est sur toutes les langues, que recouvre-t -elle ?


Reliée à la vie et par-delà, à la mort, la notion de dignité, s’évoque et s’invoque depuis la conception de l’être humain (encadrée par des commissions d’Ethique) depuis le premier cri poussé par l’enfant qui vient de naitre, entouré de tous les soins possibles.

Depuis son enfance jusqu’à son adolescence à travers les relations familiales et les étapes socio-éducatives (encadrées par des Chartes…) pour le guider vers l’apprentissage de l’autonomie.

Et ensuite dans sa vie adulte et autonome avec tous les aléas des accidents de la vie (encadré par les droits socio-économiques et politiques) jusqu’à l’étape ultime, la mort, et ses conditions où s’affrontent différents courants de pensées.
 

Chacun d’entre nous est confronté à cette notion de dignité et se fait fort de la toucher du doigt.

A travers l’examen de l’histoire de cette notion de dignité peut-on en extraire une définition ou en tous cas des éléments suffisamment probants qui satisfassent le sens commun ?



Débat Présenté par Hillel Feuerwerker

N'est-ce pas le moment de lire "Le Léviathan" ?

Publié en 1651, "Le Leviathan" de Thomas Hobbes est d'une grande actualité. Peut-être est-ce le temps de le lire ou le relire ?

Téléchargeable librement en pdf sur :
 http://classiques.uqac.ca/classiques/hobbes_thomas/leviathan/leviathan.html


Extraits du site La-Philosophie.com
Le Léviathan, sous-titré Traité de la matière, de la forme et du pouvoir d’une république ecclésiastique et civile, est un ouvrage du philosophe anglais Thomas Hobbes dont la radicalité est saisissante : partant d’une anthropologie (conception de l’homme) pessimiste, faisant de l’homme un ennemi pour les autres hommes, il conclut la nécessité d’un Etat fort, le Léviathan, lequel sera chargé d’assurer la sécurité des membres en échange de leur obéissance, formant ainsi un pacte social et politique. Il inaugure la grande tradition philosophique du contractualisme.
Plan de l’oeuvre :

Le Léviathan de Hobbes est divisé en quatre parties:
- sur l’homme
- sur le contrat social
- sur la communauté chrétienne
- sur le royaume des ténèbres.


Résumé du Léviathan de Hobbes :

La première partie commence naturellement par une étude sur l’homme. Hobbes soutient que l’homme existe dans le monde comme une créature réactive, qui agit selon les mouvements permanents du monde. Ces derniers font naître chez l’homme ldes désirs insatiables, ce qui le pousse à prendre à l’autre ce qu’il ne possède pas : l’état de nature des hommes est un état de guerre permanent et d’anxiété. L’homme a selon Hobbes un désir de protéger ce qu’il possède, il a donc tout intérêt à trouver un protecteur. Ainsi, un État ou une communauté est établie avec le seul but de protéger la vie et les propriétés de ses membres.

La deuxième partie est consacrée à l’explication des obligations du citoyen à cet Etat, ainsi la forme et les fonctions du Léviathan. Hobbes présente la monarchie comme la meilleure forme de gouvernement, puisque dans toutes les formes gouvernements le pouvoir manque de force pour protéger ses sujets contre les agresseurs extérieurs et contre eux-mêmes.

La troisième partie tente de répondre à la question: l’obéissance à une autorité souveraine est-elle compatible avec l’obéissance à une autorité divine? Selon Hobbes, il n’y a pas de conflit entre les lois civiles et celles de Dieu, si l’on accepte la séparation du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Parce que Dieu est totalement surnaturel, le seul pouvoir qui existe pour l’homme est le pouvoir souverain.

Enfin, dans la quatrième partie, Hobbes brosse un tableau saisissant de ce qu’est la vie humaine quand elle déroge aux principes qu’il a énoncé précédemment, l’enfer terrestre de l’état de nature.^
En guise de conclusion :

Cette oeuvre fondatrice de la philosophie politique qu’est le Léviathan pose les bases d’une société moderne, reposant sur la légalité du pouvoir. La notion de contrat social inspirera le Contrat Social deRousseau, ainsi que toute la pensée légaliste, de Spinoza à Kant.

Après les massacres des 7 au 9 janvier : Le fanatisme religieux et nous.

Il y a quelques jours nous avons vécu un traumatisme collectif par les massacres perpétrés par des fanatiques religieux alors que s’échangeaient encore des vœux de bonne et heureuse année.

Après le moment du choc, de la sidération, est venu celui du réconfort : nous nous sommes retrouvés, étonnamment nombreux, dans l’espace public, pour partager notre émotion. Ce moment a été très important car il semble que nous ayons renoué, par la reconnaissance partagée de notre attachement à un certain esprit d’irrévérence vis-à-vis des pouvoirs incarné par Charlie Hebdo, avec une vérité précieuse sur nous-mêmes que nous avions perdue de vue.

Il serait intéressant de réfléchir sur ce que peut être cette vérité qui nous constitue en tant que société malgré toutes nos différences, et qui résonne si largement dans la conscience des hommes de par le monde – comme on l’a vu avec le mouvement international de solidarité suite à ces événements.

Car le troisième moment – celui que nous avons atteint aujourd’hui – ne peut être que celui de la réflexion en vue de l’action. Mais il ne faut pas confondre l’action avec la réaction. Dans le comportement par réaction les buts ne sont-ils pas déterminés par l’agresseur, plutôt que par celui qui réagit ?

On peut alors se demander si ce langage guerrier que l’on entend beaucoup aujourd’hui et qui incline à renforcer les pouvoirs de police et de répression, et à légiférer pour restreindre les libertés, n’est pas essentiellement un symptôme réactif. L’ennui, alors, serait qu’il ait été anticipé par les agresseurs – ou plutôt leurs commanditaires – et que, finalement, il servirait leurs intérêts.

La réflexion pour l’action se demandera plutôt ce que nous pouvons faire, en tant que société singulière – française et multiculturelle –, pour que recule le fanatisme religieux.

La première lucidité n’est-elle pas d’avoir conscience que ces tueurs fanatisés et surarmés viennent de chez nous ? N’ont-ils pas grandi parmi nous et fréquenté nos institutions ? Ne ressemblent-t-ils pas à tant de jeunes avec qui nous avons travaillé, en lesquels nous avons pu nous fier pour l’intérêt commun ?

S’il faisaient partie du « nous » par lequel nous faisons société, comment ont-ils pu dériver vers des comportements aussi meurtriers et suicidaires ? Qu’avons-nous manqué pour que soit possible une telle dérive ? Pourquoi tant de jeunes – des centaines – désertent-ils notre vivre-ensemble pour s’engager dans le djihad au Moyen Orient ?
 
Cela n’a-t-il pas à voir avec l’éclipse de cette valeur collective avec laquelle nous avons renoué après le massacre à Charlie Hebdo ?

Qu’est-ce qu’être fanatique ? Comment le devient-on ? Pourquoi le fanatisme s’empare-t-il si volontiers de la croyance religieuse ? Pourquoi la laïcité a-t-elle été impuissante à se poser en rempart ?

Nous proposons, en tant que café-philo, de participer à cette réflexion désormais très nécessaire sur « le fanatisme religieux et nous ».


Pierre Jean DESSERTINE